le secret de la confession



Un confessionnal, est le lieu où, traditionnellement, s'effectue ce que l'on appelle, dans l'Église, la "confession auriculaire". Le prêtre se tient dans l'un des compartiments du meuble qui sert de confessionnal, tandis que la personne qui veut confesser une faute ou un crime, se tient dans l'autre compartiment.

Entre les deux parties du meuble, se trouve une cloison qui interdit à quoi que ce soit de passer d'un endroit à l'autre. Nul ne peut, lors d'une confession, remettre à un prêtre de l'argent, la preuve d'un crime, ou une demande écrite. Autant la confession elle-même, que les paroles du prêtre, doivent être, selon la règle, "murmurées".


Un procès pour actes sexuels entre une femme Témoins de Jéhovah mûre et un garçon de 14 ans, de sa Congrégation, qu'elle utilisait comme un jouet sexuel, est en cours au Delaware (USA).

Les Anciens de la Congrégation ont donc été poursuivis, car, pleinement avertis de ces faits, ils ont refusé de les rapporter aux Autorités, malgré la loi qui oblige à le faire, et ils ont donc permis la poursuite de ces actes scandaleux.

     "Le Juge est saisi pour entendre tous les arguments dans un procès au civil, par le Procureur, qui proclame que les Anciens d'une Congrégation de Témoins de Jéhovah ont failli dans leur obligation de rapporter aux Autorités l'existence d'une relation sexuelle illégale, entre une femme et un garçon de 14 ans, tous deux membres de la même Congrégation.

La loi de cet État [le Delaware] requiert de toute personne, agence, organisation, ou entité quelconque, qui a connaissance ou qui suspecte en toute bonne foi qu'un enfant est l'objet de viol ou de délaissement, d'appeler le numéro téléphonique affecté à cet objet, et disponible 24 heures sur 24. La loi établit précisément que ce devoir de dénonciation s'applique aussi aux travailleurs sociaux, personnels de santé, personnels scolaires, psychologues et tous officiers judiciaires.

     Mais, par la voix de son avocat, la Congrégation du Comté de Sussex prétend que ses Anciens sont dispensés du devoir de dénonciation, par "le privilège accordé au clergé", quelque chose de semblable au "secret de la confession".

Face à cette mauvaise foi évidente, mais connaissant "la force de frappe" du Legal Department de la Watchtower, tout à fait capable de dépenser des millions de Dollars détournés de la prédication, vers la défense des violeurs d'enfants, le Juge saisi de l'affaire, a donc décidé de présenter, au début du mois de novembre 2015, l'affaire à la Cour Suprême de l'État.

+ d'info: http://www.wboc.com/story/30469140/hearing-set-in-del-suit-against-jehovahs-witnesses-elders


Le Juge, en effet, savait que, s'il se contentait de faire son travail, et condamnait directement les Anciens qui sont poursuivis, en rejetant l'argument, évidemment fallacieux, de la Watchtower, les Témoins iraient alors ensuite "en appel", et l'on entrerait alors dans un processus dilatoire, étiré à l'extrême par toutes les ruses de procédures qui seraient déployées par le Legal Department. Des années seraient alors perdues, alors même que des procès en grand nombre s'accumulent sur les bureaux des tribunaux, et que la Commission Royale a parfaitement bien déblayé tous les aspects "bibliques", et tout ce qui concerne l'attitude vicieuse et mensongère, de la Watchtower.

En se tournant directement vers la Cour Suprême, pour lui demander son avis sur la validité du prétendu "droit au secret de la confession", chez les Témoins de Jéhovah, le Juge a très intelligemment obligé - puisqu'il s'agissait d'un procès en cours, méritant donc une réponse urgente la Cour Suprême à devoir trancher... très vite. Il a ainsi fait perdre à la Watchtower le bénéfice de nouvelles années d'impunité, et il va pouvoir rapidement rendre son propre jugement.

La Cour Suprême, elle, a fait son travail, et sa décision commence à être connue :


Francis McNamara, l'un des avocats représentant la Congrégation des Témoins de Jéhovah, a prétendu, lundi, que les personnes poursuivies étaient couvertes par "le privilège ecclésiastique", et que le Juge devait dès lors mettre un terme aux poursuites, avant que tout cela ne finisse par un procès qui trancherait en faveur des accusés.

"Les effets de ce statut ne peuvent pas être limités aux prêtres catholiques", a-t-il déclaré à la Présidente du Tribunal, Mary Johnston. McNamara a ajouté qu'il ne mettait pas en cause la constitutionnalité de cette loi, mais qu'il agissait dans le but d'appuyer cette constitutionnalité. Celle-ci doit être lue de telle sorte que toute conversation confidentielle entre un membre d'une Église et un membre du clergé agissant en tant que Ministre du culte - et non seulement la confession auriculaire de l'Église catholique -, soit protégée. "Quelle Religion devons-nous désigner comme ayant la confession appropriée ?", demanda alors McNamara ...
"Les conversations entre les anciens de la congrégation et la femme ne sont pas couverts par l'exemption confessionnal, Tigani ajouta, parce que la femme n'est pas allée chercher volontairement des conseils spirituels, mais elle a plutôt été approchée par les anciens après qu'ils aient rencontré le garçon et sa mère ".

Si cela se confirme : La Cour Suprême donnera intégralement tort à la Watchtower, et les Anciens devraient être poursuivis dans les règles, sur la base d'une situation juridique éclaircie. 

Quel est, actuellement, le raisonnement de la Cour Suprême ? Les parents du garçon violé et "détourné" par la femme "TJ modèle", sont venus voir les Anciens de la Congrégation, non pour se confesser, ni pour avouer une faute de leur part, ni pour entrer dans un processus de "pénitence", mais pour accuser une femme de leur Congrégation coupable de crime puni par la loi.

Il n'y a eu aucun tête-à-tête, et par conséquent aucune conversation couverte par le secret. D'emblée, tous les Anciens ont été au courant. Les parents étaient accompagnés du garçon victime. Il n'y avait donc aucun doute sur ce qui se passait, et c'était le cadre typique et normal d'application de la loi sur la dénonciation obligatoire.

À ce moment-là, au lieu de faire cette dénonciation, les Anciens se sont rendus en délégation chez la violeuse qui a reconnu les faits. En aucun cas celle-ci ne les avait appelés. Il n'y avait aucune démarche de sa part, pour confesser elle-même son crime, et demander conseil sur ce qu'elle devait faire alors. Il y a eu une simple substitution illégale d'un système de justice privée, à la Justice d'État. Circonstance aggravante, puisque dans leur défense, les Témoins ont dit qu'ils connaissaient très bien les dispositions légales.

Désormais, la voie est en passe d'être totalement libre, pour le démarrage en cascade, du long fleuve de procès à venir, et c'est le pire scénario que la Jw pouvait imaginer.

Si maintenant des organisation américaines intéressées par le maintient de la watchtower  faisait pression sur la Cour Suprême du Delaware, pour l'obliger à retirer le jugement en cours d'élaboration, ce serait le seul obstacle qui pourrait encore se dresser.




Résumé.

Les arguments des Témoins :




1) Les prêtres catholiques pratiquent la confession auriculaire. La loi reconnaît que cette disposition sacramentelle de l'Église catholique doit être respectée, et qu'elle est donc couverte par le secret professionnel "spécial" qu'est le "secret de la confession".

2) Un prêtre est donc tenu de ne pas révéler, ni directement ni indirectement, ce qui lui a été rapporté dans le cadre d'une confession auriculaire pénitentielle, c'est-à-dire dans le cas d'une faute avouée par quelqu'un, et qui veut en faire "pénitence".

3) Aucun moyen de pression ne doit être effectué par les autorités ni par quiconque, sur aucun prêtre, dans le but de lui extorquer qu'il rapporte ce qu'il a entendu durant la confession.

4) La loi garantit l'égalité de traitement des Religions.

5) Nous sommes une Religion.

6) Nous refusons donc de rapporter aux autorités les cas de viols d'enfants dont nous avons eu connaissance.

7) La loi de Dieu est au-dessus de la loi des Hommes. Et nous nous retranchons derrière le droit accordé à l'Église catholique, pour calquer notre comportement sur elle.


Commentaires

  1. Hiram decor est une societe illegale vendant des produits maconiques, aucun numero d'enregistrement de societe, taxes impayes, employes sans permis de travail et atelier de fabrication utilisant des mineurs en thailande.

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  2. http://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Se-confesser/Le-secret-de-la-confession-est-il-absolu. si le code pénal bifurque, la position de l'église n'est pas claire: le secret reste absolu en 2013!

    http://www.la-croix.com/Religion/Le-secret-confession-2016-06-06-1200766627. Est plus clair: le secret demeure absolu en 2016, un prêtre ne peut qu'encourager une démarche auprès du criminel mais pas dénoncer celui-ci. quelle différence avec la WatchtowerT?

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  3. http://bordeaux.dominicains.com/new_site/index.php?controller=conferences&id=138 . tente d'expliquer en quelque sorte la différence. recevable mais curieux: c'est l'ordre de la société qui est privilégié par ce "baromètre" que serait la confession. ceci dit, pourquoi les délits devraient-ils être dénoncés par la watchtower ou ses représentants??

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  4. en fait, tout se base sur:

    En fait, la confession s’accomplit devant Dieu et le confesseur n’est pas le maître mais le serviteur du pardon de Dieu (CEC, 1466). Le pénitent est absous dès lors que sont réunies les conditions essentielles du sacrement :

    si on suit les dominicains et le site http://www.riposte-catholique.fr/en-une/attaque-contre-secret-de-confession la solution consiste à responsabiliser le coupable afin qu'il prenne lui-même la bonne décision. Une façon de faire évoluer les sociétés ou de les surveiller? cette pratique venue de missionnaires d'Irlande au VIIeme siècle (ce la bouche même des dominicains ultra vaticanistes), et les monastères déjà infestés de crypto-juifs/druides, on est en droit de se poser la question sur la légitimité de celle-ci. les dominicains ne donnent pas leurs sources ce serait intéressant pourtant. des gars débarquent, proposent la confession privée (le pape et sa curie n'y avaient pas pensé) qui est acceptée on ne sait trop sur quels fondements et celle-ci, 14 siècles après, serait supposée avoir aidée à une meilleure société responsable en risquant de protéger de nombreux criminels?? ça parait boîteux quand même!

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